Mélancolie !

Ce fut l’une des premières soirées de cet été…

Si j’avais à surnommer cette soirée je lui donnerais le nom « Mélancolie ».

Ce soir là, il commençait à faire chaud malgré les légers coups de brise de la soirée. Il y avait de la bonne bouffe, de la bonne ambiance et la cerise sur le gâteau, une agréable compagnie. Le son de la guitare était un pur délice. Au début, j’hésitais si le groupe présent jouait de la musique turque ou grecque. J’étais mélancolique, et mon corps me trahissait, ce corps bougeait sans que je puisse le contrôler, et mes veines vibraient sur un rythme d’une musique dont j’ignorais l’origine!

Ce soir là, il commençait à faire chaud. La douce saison qui semble vouloir s’installer permettait enfin de remettre la gastronomie au goût du jour. Oubliez ce détail. Moi, je faisais attention à ma ligne. On dit que les régimes remontent le moral, mais dans mon cas, ça ne semble pas avoir d’effet ni sur mon moral, ni sur le volume de mes fesses et ni même sur la rondeur de mon ventre. Tant pis, après tout, le régime c’est quand on a un mec à se mettre sous la dent. Mais là c’est le désert affectif.

Ce soir là, il commençait à faire chaud. Les gens commençaient à se soûler, et moi je n’arrivais toujours pas à l’enlever de ma tête. J’en étais à mon deuxième verre. Le gout commençait à me paraître moins acide mais toujours si ferme. J’observais autour de moi. Tout le monde avait l’air de bien s’amuser. Parfois, j’arrivais à faire semblant moi aussi. Je riais compulsivement au point qu’ils croyaient tous que j’étais épanouie. C’était très facile de faire semblant.

Ce soir là, il commençait à faire chaud. J’étouffais ! J’avais pris mon verre et j’essayais de m’exiler un peu sur la terrasse qui donne sur le centre ville. La vue était juste grandiose. De loin, on voyait les petites lumières de la ville qui formaient des étoiles sur terre. Juste au dessous, on voyait bien la grande avenue bien propre et éclairée. En dépit de ce beau tableau, je n’arrivais pas à oublier son visage.

Ce soir là, il commençait à faire chaud. J’ai eu une sensation de vertige pendant un instant. J’essayais de récapituler. Il n’y a rien entre lui et moi à présent. J’essayais sans cesse de me convaincre qu’il n’existait plus mais son esprit finissait toujours par faire surface à nouveau. Je le haïssais, et l’aimais en même temps. Un lourd sentiment m’envahissait et je ne pouvais rien contrôler. Je voulais l’appeler. Je voulais le chérir. Je voulais lui crier dessus et poser mille et une pourquoi. Je voulais pleurer. Je voulais craquer, craquer, craquer… STOP ! Mais c’est quoi ce délire !

Ce soir là, il commençait à faire vraiment chaud. Je me ressaisissais. Ce n’était pas moi, non ce n’était pas du tout moi. Moi, je me bourre pas la gueule ni en public ni au téléphone ! Moi je ne dégueule pas ! Moi je pleure jamais quelqu’un qui m’a largué ! Calme toi ! J’essayais de redessiner mon beau sourire, et je retournais vers mes amis. Et ce fut l’une des premières soirées de cet été…

Il paraît qu’il va faire chaud cet été…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s